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Marguerite Pfender, Meilleur Ouvrier de France en frivolité

Dans son enfance, Marguerite Pfender a vu une cousine faire de la frivolité. Devenue adulte, elle a une forte envie de pratiquer elle aussi, mais ne dispose de personne pour lui montrer et de bien peu de documentation. Cependant, elle redécouvre la technique par elle-même, adoptant un geste vertical proche de celui des festons en dentelle à l’aiguille.

Son travail atteint une qualité telle qu’elle obtient le titre de Meilleur Ouvrier de France en 1982 pour une nappe de 173 cm de diamètre, entourée de perles. Mais au grand regret de Marguerite, la catégorie « frivolité » n’existe pas pour les Meilleurs Ouvriers de France: son diplôme mentionne « classe tulle – guipure – dentelle et broderie mécanique ».

Frivolité simple et moderne, Marguerite Pfender, 1992

En 1985, Pascale Provost rencontre Marguerite Pfender. Elles habitent à une dizaine de kilomètres l’une de l’autre en Meurthe-et-Moselle. Cela permet à Pascale d’apprendre la frivolité, puis de travailler de longues années durant avec Marguerite.

Frivolité simple et moderne, Marguerite Pfender, 1992

En 1995, avec l’appui de Marguerite Pfender, Pascale Provost demande à passer le concours de Meilleur Ouvrier de France. Mais sa demande est rejetée au motif qu’on ne veut pas créer une option pour la frivolité.
En 2016, Lilas Joublot rencontre un représentant des Meilleurs Ouvriers de France lors de la remise des Trophées de l’Artisanat de Seine-Maritime. Celui-ci se renseigne pour elle, mais sans succès. Elle formule elle-même une demande en 2018 mais on lui répond que « l’ouverture d’une option signifie nommer un jury d’experts, experts qui semblent difficiles à trouver ».

A l’heure actuelle, il n’existe aucune formation reconnue pour la dentelle de frivolité et nombreux sont les autodidactes. Le concours de Meilleur Ouvrier de France permettrait de valider les compétences de ceux qui le souhaitent.

L’un des rares articles au sujet de Marguerite Pfender

Lettre de Marguerite Pfender qu’elle présentait sur ses tables d’exposition

Un grand merci à Pascale Provost pour tous ces précieux renseignements